Lola lit Le collier rouge

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1919, Jacques Morlac, héros de guerre, décoré de la Légion d’honneur, attend pourtant son procès dans une cellule gardée par Raymond Dujeux le geôlier, pour l’acte impardonnable qu’il a commis. Hugues Lantier du Grez, un juge militaire d’une trentaine d’année, vient de Paris traiter, espère-t-il, sa dernière affaire, il veut se retirer de la vie militaire. Sur la place de cette petite ville du Berry, en face de la caserne, Guillaume le chien du prisonnier, écrasé par la chaleur de l’été, hurle du matin au soir.

Jean-Christophe Rufin sait écrire des histoires. Celle-ci, un huis clos tiré d’une histoire vraie est courte mais intense, mettant en scène des sentiments nobles, loyauté, fidélité, respect, nous parle des hommes, de leurs faiblesses, de leurs peurs, de leur force aussi, l’auteur nous raconte ce qui fait le cœur des hommes. Un roman magnifique ! ❤ ❤ ❤


http://www.gallimard.fr/Media/Gallimard/Entretien-ecrit/Entretien-Jean-Christophe-Rufin.-Le-collier-rouge

http://www.lexpress.fr/culture/livre/avec-le-collier-rouge-jean-christophe-rufin-fait-mouche_1503454.html

Rentrée littéraire 2014, Yaki lit « Charlotte » de Foenkinos

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Charlotte / David Foenkinos, Ed. Gallimard, 224 p.
 
 

Lors d’une exposition, David Foenkinos découvre l’œuvre picturale de Charlotte Salomon et a comme un coup de foudre pour cette artiste méconnue. Pendant des années, lui trotte dans la tête l’envie d’écrire un roman racontant la tragique destinée de cette femme. Il part alors à la recherche des documents retraçant son destin, des lieux dans lesquels elle a vécu, des personnes qui peuvent lui en apprendre un peu plus sur elle. Il en résulte ce très beau roman. 

Différents de ses précédents romans auxquels je n’avais pas vraiment adhéré, ce roman dessine un beau portrait de femme marquée par les tragédies familiales, sa tante, sa mère et d’autres membres de sa famille ayant la triste habitude de se suicider. Malgré une enfance relativement protégée par son père et sa belle-mère, Charlotte est rattrapée par son destin pendant la seconde guerre mondiale. Elle fait la rencontre d’un homme dont elle est très amoureuse et qui est en quelque sorte le déclencheur de son talent. Les rencontres qu’elle fait ensuite lors de sa fuite en France lui permettent de donner un vrai sens à son œuvre. L’écriture particulière de ce roman, une sorte de long poème en prose, apporte de la profondeur au personnage tout en allégeant le côté tragique de son destin. De plus, en parallèle, mais de façon très discrète, David Foenkinos nous explique sa démarche d’écrivain à la recherche d’une vérité à romancer, une démarche vraiment intéressante. 

On en ressort touché, ému, triste pour la perte de cette artiste talentueuse et avec l’envie d’aller regarder de plus près ses œuvres. Une belle réussite et un coup de cœur !

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http://www.lepoint.fr/livres/rentree-litteraire-2-david-foenkinos-sur-les-traces-de-charlotte-salomon-15-07-2014-1846156_37.php

http://www.lefigaro.fr/livres/2014/08/21/03005-20140821ARTFIG00021–charlotte-de-david-foenkinos-ode-a-charlotte-salomon.php

Lola lit « La cuisinière d’Himmler »

Non non, rassurez-vous, ce livre n’est pas un énième témoignage !

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Truculent, c’est l’adjectif que l’on trouve dans le résumé de ce roman et on n’est pas déçu. C’est drôle, haut en couleur, vif, cocasse, fantasque, non-conformiste, picaresque et hardi.

Rose, une centenaire (et oui, il va falloir s’y faire, 20452 en 2014 et il y en a de plus en plus, 1000 par an depuis 2010, lire ici) qui ne supporte pas que les gens se plaignent, aime Mickael Jackson jeune « à son meilleur, quand il avait une vraie voix d’enfant pur et pas encore de castrat glorieux », dit de l’Histoire que c’est « une chienne, une saloperie qui lui a tout pris », a traversé « le siècle des assassins » et veut écrire ses mémoires.

Elle en a croisé des gens, personnages célèbres, des monstres et des anges. Certains l’ont fait souffrir, d’autres l’ont aimée. Elle en a traversé des épreuves, subi des horreurs mais s’est toujours relevée. Ce qui lui a permis de survivre est un sentiment pas très noble, la vengeance ! Un plat que Rose savoure froid et qui lui redonne des forces.

Un roman assurément drôle, dont l’écriture est plaisante et simple, une lecture très agréable.


http://www.lejdd.fr/Culture/Livres/Actualite/Franz-Olivier-Giesbert-auteur-de-La-Cuisiniere-d-Himmler-604565

http://www.paris-premiere.fr/emission-ca_balance_a_paris/videos/11293374-la_cuisiniere_d_himmler_de_franz_olivier_giesbert.html