Lola enquête sur l’heure d’hiver

Allez, dimanche, c’est reparti ! 

On change d’heure, on repasse à l’heure d’hiver.

horloge folle

C’est-à-dire ? On recule d’une heure. Ok, on dormira une heure de plus ? Bah le premier matin oui, mais après ce sera pareil puisqu’on se couchera une heure avant. On recule ça veut dire qu’on enlève une heure, c’est ça ? Euh oui, à 3 heures il sera 2 heures. Ok, donc quand mon réveil sonnera à 7h, en fait il sera… 6 heures !? Oui oui, c’est ça, sauf que comme tu vas changer l’heure de ton réveil, quand il sonnera à 7h, il sera 7h ! Mais du coup, il fera jour plus tôt ? Bah oui, puisque comme le jour se lève vers 8h en ce moment, en fait avec le passage à l’heure d’hiver à 8h, il sera 7h. Par contre le soir, il fera nuit plus tôt. Quelle horreur, on sortira du boulot et il fera nuit noire !!

Vous je ne sais pas mais moi, je déteste ces changements d’heure, ça me gonfle et je ne crois pas que ce soit encore utile. Je sais qu’à l’époque ça avait été mis en place pour faire des économies d’énergie mais est-ce que c’est encore vrai aujourd’hui, étant donné l’évolution de nos sociétés ?

D’abord, il faut savoir que nous ne sommes pas les seuls à changer d’heures 2 fois par an. Le système est adopté dans plus de 70 pays. Le principe est simple, chaque année au printemps, chaque pays avance l’heure légale de 60mn par rapport à l’heure habituelle de son fuseau horaire. A l’automne, on revient à l’heure normale d’hiver. Ainsi, chaque année depuis 1998, dans tous les pays de l’Union Européenne, on avance notre montre d’une heure à 2 h du matin, le dernier dimanche du mois de mars et on la recule d’une heure, à 3 h du matin, le dernier dimanche du mois d’octobre.

Sauf que, en France (comme en Espagne et dans les pays du Bénélux), en hiver, on a une heure de retard par rapport au soleil et en été 2 (à Brest, le décalage est de 2h18). L’été en France à 14h, il est midi au soleil. On appelle ce système français «heure d’été double».

Le changement d’heure en France, on en a parlé dès 1916, puis l’idée a été abandonnée pendant la 2nde Guerre Mondiale. C’est après le choc pétrolier de 1973, que le changement d’heure s’est imposé, il devenait urgent de faire des économies d’énergie en rapprochant «nos heures de vie active des heures d’ensoleillement» pour limiter la lumière électrique et les déplacements en transport.

Pour l’ADEME*, le lien entre le changement d’heure et les économies d’énergie est évident. Mais ce mécanisme est aujourd’hui contesté par d’autres qui expliquent que globalement, on a tous bien appris notre leçon, aujourd’hui, nous sommes bien plus sensibles aux économies d’énergie (pour la planète mais aussi pour notre porte-monnaie), et tout est fait pour nous filer un coup de main, de plus en plus de trucs sont à faible consommation d’énergie, les voitures, les radiateurs, les machines à laver, les chaudières, les vitrages, les ampoules, les piles… Les économies du fait du changement d’heure seraient quant à elles minimes.

D’où la question : à quoi ça sert vraiment de changer d’heure 2 fois par an ?

Deux camps s’opposent : les pour et les contres 🙂

Les convaincus menés par l’ADEME* pour qui, les avantages sont notables.

Les opposants, quant à eux, dénoncent de nombreux effets négatifs sur l’environnement, l’économie, la santé, l’énergie, la sécurité routière…

Pour nous communs des mortels, le plus gênant, c’est quand même qu’une fois sur deux, on dort une heure de moins !!

Les contre verraient dans ces changements horaires « une source supplémentaire de fatigue au moment du printemps, une rupture du rythme biologique qui occasionnerait des troubles du sommeil, de l’appétit, de la capacité de travail, voire de l’humeur. » Les écoles, les crèches, les hôpitaux, les maisons de retraite seraient particulièrement confrontés à ces problèmes d’adaptation. Ce à quoi les défenseurs rétorquent que ces effets sont le plus souvent « transitoires » et résorbés dans une période maximale de trois semaines.

Selon les contre, ce changement provoquerait aussi des pics d’ozone car la circulation et l’activité industrielle commencent plus tôt et leurs pointes coïncident avec les heures les plus chaudes de la journée : le décalage horaire augmenterait ainsi la concentration d’ozone. Pas prouvé rétorquent les pour.

Et puis le changement d’horaire, affirment les contre, impose de nombreuses adaptations de la vie économique : réglage de l’heure intégrée à des équipements (horodateurs, installations informatiques, matériels électroménagers…) modification de l’organisation des transports. Indolore grâce à l’informatisation croissante des systèmes, assurent les pour.

Ah ah ! nous indiquent encore les pour, retarder le coucher du soleil permet de réduire le nombre d’accidents de la route en améliorant la visibilité à la sortie des écoles ou des bureaux. Pfff, n’importe quoi répondent les contre, au contraire, la fatigue induite par la réduction du temps de sommeil le soir et les conditions climatiques le matin, entraînent une augmentation des accidents.

Bref, on l’aura compris, le débat reste ouvert et ne risque pas d’avancer devant ce qui est, à mon avis, une évidente mauvaise foi des deux camps.

RDV donc avec vos horloges, pendules, réveils, montres, coucous, et autres tocantes dans la nuit de samedi à dimanche à 3 heures du matin

changement d'heure 3

 * ADEME : agence gouvernementale qui a vocation à intervenir dans des domaines tels que l’économie d’énergie, le développement d’énergies et de matières renouvelables ou encore la réhabilitation de sites pollués à travers une compétence d’expertise et de conseil scientifique et technique. Elle finance et organise notamment des programmes de recherche et des actions de formation et d’information auprès des entreprises, des collectivités territoriales, des admistrations et des particuliers)

Lola enquête sur le miel et les abeilles à Paris

« Si l’abeille disparaissait de la surface du globe, l’homme n’aurait plus que quatre années à vivre » aurait dit Albert Einstein.

Depuis plusieurs années déjà, la sonnette d’alarme a été tirée, 30 à 40% de mortalité chez nos abeilles : réchauffement climatique, pesticides, engrais et le sanguinaire frelon asiatique les mettent gravement en danger et leur disparition aurait un impact catastrophique sur l’agriculture et la biodiversité. Selon les dernières données de l’INRA, 35% de la quantité de notre alimentation et 65% de sa diversité dépendent de la pollinisation par les abeilles. « les équilibres alimentaires mondiaux seraient profondément modifiés pour trois catégories (les fruits, les légumes et les stimulants) en cas de disparition totale des pollinisateurs : la production mondiale ne suffirait plus à satisfaire les besoins aux niveaux actuels. » expliquent l’INRA et le CNRS.

On nous vante souvent la pureté du grand air de la campagne, l’air de Paris étant pollué et souvent irrespirable ! Hé bien, ce conseil ne vaut pas pour tout le monde. En effet, il semblerait que le milieu urbain convienne mieux aux abeilles que la campagne. Hé oui…

La ville de Paris n’utilise ni pesticides ni autres produits phytosanitaires, les principaux prédateurs ne vivent pas en ville, les températures sont plus douces, on trouve une grande diversité de plantes (parcs, espaces verts, parterres, balconnières…), et la floraison est nettement plus longue puisque ces plantations sont constamment renouvelées. De nombreuses associations, avec le soutien de la mairie de Paris, se sont créées dans le but de promouvoir la création de nouveaux espaces verts, et favoriser le maintien de parcs ou de lieux abritant des plantes, tels que les boulevards, et même les balcons des habitants.

A Paris, les abeilles butinent équilibré !

Et même si la pollution de la capitale a souvent été mise en cause, les résultats des analyses que l’AFSSA (Agence française de sécurité des aliments) a effectuées, montrent que la pollution parisienne est nettement moins dangereuse pour les abeilles que tous les engrais et autres produits chimiques dont les champs sont parsemés.

Les ruchers sont donc de plus en plus nombreux dans les jardins de Paris. Saviez-vous que Paris compte près de 300 ruches ? Dans des endroits aussi variés et incongrus que les Jardins du Sénat, les toits de l’Opéra Garnier, du Grand Palais, de la Mairie du 4e, du restaurant la Tour d’Argent, dans les jardins du Conseil Régional et très récemment sur les toits des Monoprix du XVII° et du XV°, et au 3° étage de la Tour Montparnasse sur la terrasse du centre commercial, et bien sûr dans les Bois de Boulogne, de Vincennes, Parc Monceau, jardin d’acclimatation…

Bref, les abeilles envahissent la capitale ! Et le Miel produit à Paris se révèle d’une qualité incomparable.

Vous pouvez le trouver dans différents points de vente sous différentes appellations, le plus connu étant le miel béton.

Vous voulez en acheter ? Métro vous donne les points de vente ici. (l’article date de janvier alors un petit coup de fil avant pour vérifier)

Et ne manquez pas La Fête du Miel, au rucher du Jardin du Luxembourg les 22 et 23 semtembre et au Parc Georges Brasses les 13 et 14 octobre, l’occasion de rencontrer les apiculteurs, des passionnés, de visiter les ruchers, de goûter et d’acheter.

Lola enquête sur la tanorexie

Rhô la vache, je viens de découvrir que pendant quelques années, j’ai été, sans m’en rendre compte, tanorexique !!

La tanorexie ou tanoholisme est une dépendance pathologique au bronzage. C’est une addiction (dite sans substance comme le sexe, le sport ou les jeux vidéo) au même titre que le tabac, l’alcool ou la drogue ! Au niveau chimique, « le bronzage procure une euphorie comparable à l’effet de la morphine ». En effet, « lors du contact avec la peau, le rayonnement UV active des récepteurs qui libèrent des opioïdes endogènes. Leur effet est similaire à celui d’un exercice physique intense et prolongé ». C’est donc l’effet des endorphines, bien connu des sportifs, qui donne aux « tan-addicts » une sensation d’euphorie, une amélioration de l’humeur et un effet à la fois relaxant et anxiolytique. Identifiée par différentes équipes psychiatriques depuis 2005, cette pathologie regroupe bien les critères qui définissent l’addiction selon le manuel de diagnostic des désordres mentaux, notamment syndrome de manque, angoisse et malaise en cas d’arrêt des séances, poursuite du comportement malgré la connaissance des risques encourus. Le tanorexique ne supporte pas d’avoir le teint clair et cherche à être bronzé toute l’année, mais sans recourir à des crèmes auto-bronzantes… 

Pour déterminer un degré de dépendance au bronzage, les chercheurs se sont inspirés des enquêtes existantes et validées scientifiquement  sur l’addiction à l’alcool, avec des questions telles que « Avez-vous déjà essayé d’arrêter de boire? » ou encore « Votre entourage vous a-t-il déjà fait des remarques sur votre consommation d’alcool? ». Ils ont ensuite adapté le questionnaire au bronzage, en définissant 8 questions précises autour de 5 composantes : la tolérance (nécessité d’augmenter les doses – en l’occurrence, le temps passé au soleil), le sevrage (en cas d’interruption), la perte de contrôle (y passer plus de temps que prévu), la compulsion (renoncement à d’autres activités de loisir) et, enfin, la persistance de comportement « à risque » malgré des antécédents familiaux de cancers de la peau par exemple.

On pourrait se demander pourquoi on devient tanorexique mais ça revient à demander à un alcoolique pourquoi il boit ou à un drogué pourquoi il se drogue.

Par exemple, moi, pourquoi j’ai adoré passer des heures allongée sur la plage en plein cagnard et pourquoi j’ai attaché tant d’importance à être toute bronzée en retournant au boulot ? Bin c’est tout simple, une peau hâlée c’est bien joli quand même, faire dépasser de sa jupette 2 gambettes toutes dorées, c’est mieux que 2 baguettes juste pré-cuites. Et ne rien faire sur la plage, se laisser chauffer par les rayons du soleil, ça fait du bien. Parce que quand on bosse et qu’on habite en région parisienne, les occasions de se dorer au soleil ne sont pas légion. Alors quand l’heure des congés estivaux sonne, on en profite à mort, non ?

Bon de toute façon, je suis guérie. Parce que cette année, bizarrement, je n’ai pas guetté les premiers rayons de soleil armée de ma protection solaire, je ne me suis pas jetée sur la première chaise longue qui passait tout en dénudant tout ce qu’il est possible d’offrir aux UV dans la limite que la pudeur impose. Cette année, je ne me suis pas exposée ! Bon du coup, je suis blanche comme un linge, un cachet d’aspirine, un yaourt, un bidet, voire un cul… Mouais, c’est pas glamour-glamour mais au moins, je ne suis plus pathologiquement dépendante (j’ai passé l’été en panta-long mais je suis guérie !). Surtout qu’on sait tous que l’exposition au soleil n’est pas sans risque, vieillissement prématuré de la peau et surtout mélanomes malins.

Alors le soleil, comme tant d’autres bonnes choses (vin, chocolat à la pâte d’amande, fromages qui coulent, yaourts crémeux, nounours à la guimauve, crêpes au nutella, crème glacée au caramel avec coulis et amandes  pilées (j’en bave), chips, cacahuètes à l’apéro, une bonne tartine de pain grillé beurrée…)  est donc à consommer avec modération.

ps : merci à Alt pour le dessin

 

Lola enquête sur les insectes dans nos assiettes

Mo, l’animal de compagnie de mon fils, est un mangeur de criquets, et ça me fait drôle de penser qu’un jour, Mo et moi, on partagera nos repas.

Et oui, bientôt manger des vers, ce ne sera plus réservé  aux ‘’aventuriers ‘’ de Koh Lanta.

Parce qu’en 2050 (encore ?! il va s’en passer des trucs en 2050 cf billet sur la disparition du chocolat), il faudra nourrir 9 milliards d’êtres humains, alors il va falloir trouver des alternatives au bœuf et au saumon. Et tout le monde – enfin pas nous les gens, mais l’ONU, la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture) qui a d’ores et déjà programmé un congrès mondial sur la question en 2013, et autres chercheurs  pensent que la solution est là, dans l’entomophagie (= consommation d’insectes par l’être humain).

Pourquoi pas après tout ?! On mange bien escargots, grenouilles, huitres, crevettes et autres trucs tout aussi effarants que des criquets ou des larves.

Une bonne fricassée de sauterelles, ça doit être goûteux !

Bon chez nous, les insectes c’est toujours un peu dégueu mais finalement c’est quoi un insecte ? C’est juste un petit animal invertébré articulé, dont le corps est divisé en trois parties (tête, thorax, abdomen) et qui possède 3 paires de pattes. La plupart ont des ailes. Les araignées, les limaces ne sont pas des insectes, OUF !!!

Ce n’est pas une idée farfelue, les insectes dans nos assiettes offrent de nombreux avantages :

1- Ils ont de grandes vertus nutritionnelles : protéines, lipides, minéraux mais aussi vitamines.

2- Ils se reproduisent rapidement et en grande quantité. Ils ont besoin de peu d’eau et de nourriture pour se développer et sont faciles à élever. La production d’insectes comestibles serait donc beaucoup plus rentable que celle de la viande ou du poisson (dont certaines espèces sont menacées).

3- La consommation d’insecte pourrait être une bonne alternative aux insecticides, il faudra pour cela manger les insectes qui font du tort aux cultures.

4- Les insectes produisent très peu de gaz à effet de serre contrairement aux animaux d’élevage.

5- Ils émettent aussi très peu de déjection, ce qui est un problème difficile à résoudre pour ce qui est de l’élevage de porc ou de volaille.

Donc QUE des avantages à devenir entomophage. D’ailleurs les insectes sont cuisinés dans de nombreux pays, Asie, Afrique et Amérique latine où ils font partie des aliments courants. Dans ces régions, les habitants consomment environ 1 400 espèces d’insectes (500 variétés au Mexique, 250 en Afrique et 180 en Chine).

Scarabés en Papouasie, termites en Afrique, larves de guêpes  à la Réunion, chenilles en Australie, fourmis à Java, libellules à Bali, sauterelles au Mexique…

L’aventure vous tente ? Visitez cette boutique en ligne : http://www.insectescomestibles.fr/

Et lorsque vous aurez rempli votre panier, allez glaner quelques conseils sur ce site de recettes http://www.manger-insectes.fr/

Lola enquête sur l’anthroponymie

Petites devinettes pour commencer :

Monsieur et madame Honault ont une fille, comment s’appelle-t-elle ? … Alors ? … KIM ! Kim Honault.

Et le prénom de la fille de monsieur et madame Durine ? C’est un prénom composé … Anna-Lise ! Anna-Lise Durine.

Allez encore une : monsieur et madame Issier ont un fils ? Facile…                              C’est Paul, Paul Issier.

Bon, ça c’est de la blague mais que dites-vous d’Henri Cochet (un ricochet)? Un des plus grands joueurs de tennis français (1901-1987). Et le prénom de monsieur Bouton (1847-1938) inventeur de génie, créateur du premier vélomoteur ? Thadée ! Mais franchement, ils pensaient à quoi les parents au moment de baptiser leur fils ? Thadée Bouton (t’as des boutons)! Tout comme les parents de la petite Meghane Renault. Les Defrance ont, quant à eux, donné 3 prénoms à leur fille : Marie, Antoinette, Reine Defrance. (Marie Antoinette, reine de France)

Humour ou inconscience ? Quand on interroge les parents sur ces associations douteuses, ils répondent qu’ils ne s’en sont pas vraiment rendu compte, que c’était tout à fait involontaire (j’ai du mal à y croire, parce que si eux n’y ont pas pensé, j’imagine que l’entourage ne s’est pas gêné ; moi, quand enceinte j’ai dit Eliott pour un garçon,  »c’est un nom de chien » ! et pour la fille Bénédicte ?  »Pffffff ça fait mayonnaise ». Ça calme !

Mais il y a quand même plus grave, certains noms de familles peuvent être de sacrés boulets et vous pourrir une vie. Pas facile à porter, les Bâtard, Cocu, Garce, Lapute, Monsallot et autres Brisecul, Grossin, Lanusse, Sèchepine ou Lacrotte. Heureusement pour les personnes qui souffrent de cet héritage, les procédures pour changer de patronyme ont été simplifiées depuis 2002. Il n’est plus nécessaire de passer par un avocat, c’est moins long et moins coûteux. Évidemment le Conseil d’Etat peut rejeter une demande sauf dans le cas d’un patronyme à caractère obscène ou insultant.

Pourtant à l’origine, ces noms mal-sonnants n’avaient pas tous la signification qu’on leur prête aujourd’hui, monsieur Bordel, par exemple, était appelé ainsi parce qu’il habitait une petite cabane en planche, Lanusse, lui vivait dans une lande déserte, et Lecul et Ducom dans le fond de la vallée. Les 4200 Crétins qui vivent en France ne descendent pas forcément d’un abruti, mais plutôt d’un dénommé Christian. Bon le premier Couillu était sûrement, de notoriété publique,  »bien monté », mais à l’époque, les gens bougeaient peu, et on était habitué à la présence séculaire des familles Lapisse, Taré, Pourrit… Tout s’est compliqué avec la mobilité ! Lorsque les Connards, Salope, et autre Fayot ont quitté  »le pays » pour s’installer ailleurs, ils ont dû renouer avec les mauvaises blagues, les insultes, les humiliations.

N’oublions pas qu’à l’origine, les individus étaient  »désignés » par leur métier (Boulanger, Brasseur, Potier…), par un détail de leur anatomie (Leborgne, Petit, Legros…), par une qualité (Gentil, Lebon…), l’endroit où il vivait (Dubois, Delamare, Castagne près d’un châtaignier…). Au Xième siècle, le processus de création des noms de famille s’amorce. Au XVième, le pouvoir politique réglemente, en 1539 François Ier confie aux curés la tâche de tenir à jour des registres d’état civil. Avec la Révolution, les registres quittent les églises pour s’installer dans les mairies. En 1870, l’apparition du livret de famille fige définitivement les noms de famille.

Aujourd’hui, les patronymes les plus portés sont : Martin, Bernard, Dubois, Thomas, Robert. Le fameux Dupont n’arrive qu’en 26ième position. Évidemment tout dépend de la région, en Corse par exemple, le plus porté est Casanova, suivi de Luciani et Agostini ; en Moselle, ce sont les Muller qui dominent ; dans les Pyrénées Orientales, les Garcia ; dans le Nord, les Lefebvre et dans l’Aveyron, les Bousquet.

Martin est présent dans la plupart des régions, d’où sa place de vainqueur. Tiens en parlant de vainqueur, Douillet, vous trouvez que ça fait champion ? Et pourtant… Certains ne portent pas très bien leur nom, pour d’autres par contre, ça le fait bien :

1914, l’assassin de Jaurès ? Raoul Villain                                                                    Jean-Louis Cheminée → vulcanologue                                                                         Pierre Ducimetière → épidémiologiste                                                                            Jean Lacrampe → médecin                                                                                      Édouard Chatton → biologiste

Je me souviens que petite, j’étais fascinée par le nom écrit sur la devanture du bistro du village voisin « Jean Meurdesoif ». Ça ne s’invente pas ! Je trouvais que la vie était bigrement bien faite. Moi, j’aurais voulu m’appeler Marcelline Stendhal (?!) mais aurais-je été à la hauteur ?

Et les Balzac, Chopin, Chanel, Delon… Comment vivent-ils leur notoriété ? 😉

PS : Tous les patronymes de cet article existent, je ne les ai pas inventés. Je les ai trouvés sur les sites de généalogie ou dans les pages blanches. Il en existe beaucoup d’autres, des drôles, des gênants, des importables, des  »à se tirer une balle »…

Et vous, êtes-vous content du vôtre ?

Lola enquête sur la disparition du chocolat !

Si on devait vous enlever une petite douceur dans ce monde de brutes, ce serait quoi le pire ?

Moi, ce serait d’être privée de chocolat                                                                          MA VIE SANS CHOCOLAT                                                                                              Le pire truc des trucs les moins pires

Et bien horreur, malheur, ceci n’est pas de la science fiction !                                        La fève de cacao est menacée d’extinction d’ici 50 à 100 ans. Et moi dans 50 ans, je serai peut-être encore là, je n’aurai sans doute plus beaucoup de dents mais je pourrai encore le SUCER le chocolat !! 

C’est une info à prendre au sérieux, elle émane du Copal, l’Alliance des pays producteurs de cacao dont le secrétaire général Naga Coulibaly a récemment réuni des chercheurs à Abidjan pour évaluer la catastrophe, et les conclusions sont inquiétantes. Mais qui en veut à notre chocolat bien aimé ? Le problème c’est que le cacaoyer est victime de vieillissement, ce n’est pas une blague : par manque d’argent, les producteurs n’investissent pas dans de nouveaux plants, ils cultivent les vieux cacaoyers qui s’épuisent, sont moins productifs, ne résistent plus aux attaques des nombreux parasites et sont asphyxiés par le réchauffement climatique. Plus de la moitié du chocolat dans le monde provient des plantations de cacao du Ghana et de la Côte d’Ivoire et les chercheurs estiment qu’en 2050, il fera trop chaud en Afrique  pour la production de cacao. La production cette année a déjà baissé de 7% et ce n’est qu’un début !

Alors évidemment, un monde sans chocolat serait vraiment un monde sans douceur mais ce serait surtout une catastrophe pour les 20 millions d’agriculteurs que cette culture fait vivre à travers le monde (Afrique, Asie, Amérique du Sud).

La solution ?! Des sous !! Il faut de l’argent beaucoup, encore et toujours, pour lancer des programmes de recherche, développer de nouvelles espèces de cacaoyers plus résistantes aux parasites et à la chaleur, et permettre ainsi à notre descendance de goûter le plaisir intense de croquer dans un carré de chocolat.

Au fait, vous avez goûté la dernière merveille de Côte d’Or ?

Lola continue son enquête sur les couleurs

Les couleurs, deuxième partie, trop de trucs à dire ! 😉 On va parler déco.

Et en ce qui concerne la décoration de votre intérieur, le Feng Shui est catégorique :  »La lumière engendre la vie… la vie se manifeste dans le mouvement des couleurs. Lorsque ces couleurs s’harmonisent avec la vie, l’énergie vitale se manifeste dans toute sa force et sa présence ». Alors attention aux faux pas ! Quelques conseils :

On commence par le blanc (oui je sais « le blanc n’est pas une couleur, c’est une valeur, gnagnagna») mais pour décorer sa maison, le blanc est indispensable, c’est la base, on ne veut pas vivre chez les Barbapapas non plus ;-)

Barbouille, Barbidule, Barbotine, Barbabelle, Barbidou, Barbidur, Barbalala

Le blanc, il réfléchit la lumière, et donc agrandit l’espace, associé à une couleur, il la rend plus puissante par opposition. Ami de la propreté, la pureté, la simplicité, il a également un côté froid, stérile (hôpital).

Dans le salon, le bureau, la cuisine, du jaune, couleur de l’optimisme, de la bonne humeur, un stimulant, considéré comme la meilleure couleur pour l’activité intellectuelle. Pareil pour l’orange, qui met du punch dans votre déco.

Mais attention au rouge, couleur du courage, de la passion, de la sexualité, de l’amour et du danger, il accélère le rythme cardiaque, stimule l’activité et incite à l’action. Trop intense, il peut être pénible à supporter et fatiguer.

Parfait dans une chambre, le bleu est la couleur du calme, de la stabilité, le bleu apaise, décontracte et aide à lutter contre les insomnies, la nervosité et les tensions. Le turquoise, couleur paisible et rafraîchissante, calme les nerfs. La nature, la bonté, c’est le vert. Cette couleur repose l’œil, invite à l’équilibre et à l’harmonie. Le vert réconforte et allège le stress. Quant au violet, il met le corps au repos et invite à la méditation.

Les décorateurs conseillent la couleur par touche, un mur, du mobilier, des accessoires…

Après vous faites comme vous voulez : salon orange, bureau jaune, cuisine rouge, une chambre bleue, une autre verte, la salle de bains violette… C’est bien ce que je disais :

Et vous, quelle est votre couleur préférée ? Le bleu, comme la majorité des français.

Pourquoi tout le monde aime le bleu ? Les historiens et les sociologues ont tenté de répondre à cette question, en vain. Ce qui est sûr, c’est que c’est la couleur choisie par les grands organismes chargés de promouvoir la paix et l’entente entre les peuples (Unesco, Onu, Unicef).

C’est vrai que le bleu fait rêver, je vous abandonne donc sur cette plage paradisiaque ! Petits veinards ;-)