Lola regarde Samba

Je me suis régalée ! Les acteurs sont lumineux, leur histoire est crédible, on rit, beaucoup. Un film plein d’émotions, un film qui fait du bien.

Samba, sénégalais vit depuis 10 ans en France, chez son oncle heureux propriétaire d’une carte de séjour, et vit de petits boulots avec son pote Wilson. Un jour il se fait embarquer et parquer dans le centre de rétention de l’aéroport de Roissy où 2 bénévoles d’une association de défense des sans-papiers , Alice cadre sup qui tente de se remettre d’un burn out et Manu, jeune stagiaire un peu cash lui rendent visite. C’est une belle rencontre pour Samba et Alice qui vont se croiser, chercher à se voir, puis passer du temps ensemble.

Je ne suis pas une grande fan de Charlotte Gainsbourg, d’habitude sa fragilité m’agace, je la trouve inaccessible, perdue dans ses hésitations, ses peurs mais dans ce film je l’ai trouvée sympathique et plutôt bonne actrice. Omar Sy, je ne le connais que dans intouchables où il m’avait fait beaucoup rire. Tahar Rahim, l’acteur magnifique de Un prophète, Le passé, je l’adore, si j’avais la fibre groupie, j’accrocherais des posters de lui dans ma chambre, je le surkiffe 😛

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Ma liseuse, je l’aime

Cet été, pour mon anniversaire, j’ai reçu une liseuse. 

J’y pensais, je m’y intéressais, je me posais plein de questions et c’est notre amie Yaki qui m’a convaincue de l’utilité de l’objet intrigant.

Depuis que je l’ai, je n’ai plus ouvert un livre. Je redécouvre les classiques et je me suis acheté quelques livres numériques, mais pas des nouveautés que je trouve terriblement chères.

Ces jours-ci, j’ai craqué pour Big Brother, le dernier de Lionel Shriver, version papier, un bon gros pavé de 448 pages. Mais j’avais oublié la galère de lire au lit, l’inconfort et la fatigue. Avec la liseuse, c’est tellement simple et agréable ; allongée sur le côté ou sur le dos, je cale l’objet contre la couette et je tourne les pages avec un doigt, je choisis le rétro-éclairage selon l’heure à laquelle je me couche et j’ai même remisé le petit carnet sur lequel je notais un mot, une phrase, une idée, puisque je peux surligner, annoter, commenter aisément sans crayon, juste en touchant l’écran.

Alors malgré son demi-kilo contre les 206 grammes de ma liseuse, Big Brother ne fait pas le poids ! J’ai hâte de terminer pour reprendre ma liseuse.

Je ne vais pas cesser d’acheter des livres papier, mais je n’achèterai que ceux que j’ai aimés ; je pourrais ainsi continuer à prêter mes préférés.

Yaki lit « L’emprise »

L’emprise / Marc Dugain, Ed. Gallimard, 320 p., 19,50€, ISBN : 978-2070141906

lemprisedugain

Philippe Launay, politicien français, est bien placé pour gagner les élections présidentielle et il est bien décidé à les remporter. Lubiak, du même parti, aimerait bien aussi devenir président et pour cela il est prêt à faire tomber son concurrent, quitte, pour cela, à dévoiler des affaires peu reluisantes, mais lui-même n’est pas au-dessus de tout soupçon. D’un autre côté Launay a une vie familiale un peu difficile : une de ses filles s’est suicidée, l’autre s’est exilée loin et sa femme qui l’estime responsable du suicide de leur fille a décidé de lui mettre des bâtons dans les roues.

En parallèle, on suit Lorraine, une espionne, chargée d’enquêter sur le naufrage d’un voilier en Bretagne, une espionne dont le principal centre d’intérêt est son fils atteint du syndrome d’Asperger.

Dans son nouveau roman, Marc Dugain s’attaque donc aux mondes politique et financier français, aux imbrications entre les deux et aux magouilles politiques. Tout cela est bien sombre !

Les personnages sont nombreux, un peu trop et on s’y perd parfois. L’histoire est complexe et il faut lire une bonne partie du roman pour se laisser convaincre par l’intrigue.

dugainfaceUne citation : « Il était conscient qu’une fois au sommet de l’Etat il ne pourrait rien changer en profondeur. Le pouvoir était désormais ailleurs, partiellement insaisissable, et le reprendre exigeait des sacrifices qu’on ne pouvait demander à personne dans le pays ».

En lien avec l’oeuvre :

Lola lit « Plonger »

une jolie photo trouvée sur le blog de Jade from Paris : http://www.jadefromparis.fr/2013/08/plonger-christophe-ono-dit-biot.html

Une jolie photo trouvée sur le blog de Jade :                                       http://www.jadefromparis.fr/2013/08/plonger-christophe-ono-dit-biot.html

Paz est retrouvée noyée nue sur une plage idyllique lointaine. Son mari et père de leur petit Hector, malgré ses peurs, part reconnaître le corps de celle qu’il a aimée passionnément et tenter de comprendre ce qui s’est passé ces 8 derniers mois depuis qu’elle est partie sans un mot. Leur histoire d’amour n’aura pas résisté aux envie d’ailleurs de la vibrante Paz, César n’aura pas réussi à la convaincre des dangers de l’ailleurs, lui qui a vécu dans les pays en guerre pour son travail de reporter. Paz se passionne pour la cause des requins, en adopte un, et passe le plus clair de son temps à s’intéresser à ce fils d’adoption, délaissant Hector, l’enfant que César lui a fait « dans le dos » en lui subtilisant sa pilule contraceptive. Puis un jour, elle n’en peut plus, l’appel du large est le plus fort et elle part…

En fait, ce qui me séduit chez cet auteur, ce sont les lieux qu’il choisit pour ses histoires. Des lieux chargés, vivants, qui racontent l’histoire autant que les autres personnages.

Avec « Birmane », « Interdit à toute femme et à toute femelle », et maintenant « Plonger », cet auteur, à l’écriture si agréable, m’embarque à chaque fois sur des chemins d’aventures.

Bon un petit bémol : je n’ai pas trop aimé la description du milieu artistique dépeint dans la première partie de ce roman, je l’ai trouvée caricaturale et même parfois pénible mais la fin tellement magnifique, l’univers de la plongée sous-marine, les paysages aquatiques, le monde des requins, m’a captivée !

Une bonne histoire pour le ciné, dommage que les adaptations soient rarement à la hauteur.


http://www.20minutes.fr/livres/1233821-20131009-plonger-christophe-ono-dit-biot-chez-gallimard-paris-france

http://www.rfi.fr/france/20131030-plonger-roman-ono-dit-biot-academie-francaise-grand-prix/

http://www.gallimard.fr/Mini-Sites2/Rentree-litteraire-2013/Christophe-Ono-Dit-Biot.-Plonger

http://www.lefigaro.fr/livres/2013/09/19/03005-20130919ARTFIG00373-ono-dit-biot-les-dents-de-l-amour.php

http://programmes.france3.fr/livres/un-livre-un-jour/plonger

 

 

Lola lit le dernier Deghelt

les brumes de l'apparence

Bouhhh ! Je n’ai pas aimé « Les brumes de l’apparence ». Je me suis précipitée pour l’acheter dès sa sortie sans même lire le résumé, tellement sûre de mon coup, tellement hâte de lire un bon bouquin après 2/3 ratés.

Hé bien, j’aurais dû lire le résumé ! La médiumnité, voilà le sujet du livre. Un terme que je ne connaissez même pas et un thème qui ne m’a touché que dans Ghost 😛

L’histoire de Gabrielle, caricature de la parisienne de quarante ans, chef d’une caricature d’entreprise spécialisée dans l’événementiel, mariée à une caricature de chirurgien esthétique de renom, horrifiée d’avoir à prendre le train  – le quoi ?! – pour la campagne (no man’s land) où elle doit rejoindre une caricature d’agent immobilier qui va s’occuper de vendre le terrain dont elle vient d’hériter d’une tante dont elle ignorait l’existence !

Il est question d’un oncle, ancêtre maléfique, dévoreur d’enfants, tout ce charmant petit monde de revenants hantent la maison dont les murs dégoulinent de sang humain, avec des pièces « vivantes » où se dessinent fugacement des visages sur les miroirs, avec des portes qui se referment toute seules en enfermant des visiteurs, de fantômes d’enfants qui geignent, d’odeurs de fleurs blanches, de feu, de flammes… Bref, digne d’un film fantastique, j’imagine. Et puis il y a ces lettres anonymes de menaces qui resteront malheureusement anonymes, puisque juste après avoir été découvertes, sont oubliées !

Je suis allée jusqu’au bout, parce que j’avais l’espoir que tout d’un coup Gabrielle se réveille d’un cauchemar. Mais non !

Du coup, pour moi, un roman 0 émotion, 0 intérêt.

Alors vivement le prochain roman de Frédérique Deghelt, que je ne bouderai sûrement pas parce que son écriture est décidément très agréable, et que j’avais vraiment aimé « La vie d’une autre«